Faillite du papetier belge Idempapers

06/06/17 à 10:44 - Mise à jour à 10:42

Le 1er juin, la faillite d'Idempapers, basée à Virginal (Ittre), a été prononcée par le tribunal de commerce de Nivelles. Près de 400 travailleurs sont concernés.

Faillite du papetier belge Idempapers

La SA Idempaper, implantée à Virginal (Ittre), était en procédure de réorganisation judiciaire depuis le 13 décembre 2016. Dans l'espoir que l'entreprise trouve un repreneur, le tribunal de commerce de Nivelles avait prolongé plusieurs fois son sursis. Le dernier repreneur potentiel était le groupe américain Avery Dennison, mais celui-ci s'est finalement rétracté.

Mercredi dernier, Idempaper a déposé une requête devant le tribunal de commerce du Brabant wallon. Le papetier demandait de mettre fin plus tôt que prévu à la procédure de réorganisation judiciaire, qui devait se terminer le 12 juin, et de constater que les conditions de la faillite étaient remplies. Ce qu'ont reconnu le juge délégué et le ministère public lors d'une courte audience le lendemain matin. Quelques jours plus tôt, les syndicats avaient demandé au conseil d'administration de l'entreprise de ne pas faire aveu de faillite avant la fin du mois de mai. Et ce dans le but que les salariés (environ 400) perçoivent leur salaire du mois en cours avant le blocage des comptes. Le papetier du Brabant wallon laisse une dette de 2,479 millions d'euros à l'ONSS, deux curateurs ont été nommés. La délégation syndicale (FGTB, CGSLB et CSC) estime que le gouvernement wallon n'a pas apporté un soutien suffisant.

Rétrospective

Avec le site de production à Virginal et un entrepôt de stockage à Nivelles, Idempapers était spécialisée dans la production de papiers autocopiants et couchés une face. L'entreprise a vu le jour en 2009 suite à une opération de management buy-out. L'actuel administrateur de la papeterie était un ancien d'Arjowiggins Belgique devenue Idempapers suite à son rachat. L'acquéreur occupait le poste de directeur de la chaîne d'approvisionnement. A l'époque, la maison-mère française Sequana avait décidé d'arrêter les activités du site belge. Afin de permettre la poursuite des activités, le gouvernement wallon avait octroyé un prêt de 5 millions d'euros. En déficit depuis de nombreuses années, Idempapers a clôturé l'année 2016 avec un chiffre d'affaires de plus de 142 millions d'euros et un déficit de plus de 13 millions d'euros.