Hausse annoncée des prix du papier

26/09/11 à 00:00 - Mise à jour à 25/09/11 à 23:59

Source: Nouvelles Graphiques

Les prix des papiers graphiques devraient à nouveau augmenter dans les prochaines semaines.

Les principaux grossistes belges ont en effet annoncé des augmentations qui doivent prendre effet dans le courant du mois d'octobre, comme nous l'a confirmé Jean Dooms, directeur général d'Igepa Belux et actuellement président de Gropaca : "Nous avons averti nos clients voici une quinzaine de jours d'une hausse de 50 euros la tonne pour le mois d'octobre, ce qui ne fait que répercuter une augmentation qui nous était annoncée par les fabricants depuis cet été."

Après une augmentation de 6,5 % au cours de l'année 2010 (selon l'indice Foex), le prix moyen des papiers couchés sans bois sur le marché européen a légèrement baissé depuis le début de cette année : de l'ordre de 7 euros la tonne, soit 1 %. Si l'on remonte plus loin dans le temps, il est à peine supérieur au prix de 2008, sur un marché qui était déjà déprimé. En soi, l'augmentation annoncée n'est pas supérieure aux précédentes, mais elle survient dans un contexte inquiétant pour les imprimeurs, alors que l'économie donne de nouveaux signes d'essoufflement.

"Dans un premier temps, nous avons contesté les augmentations de la part des fabricants, parce qu'elles étaient contredites par d'autres indicateurs : le prix du pétrole se stabilisait et celui de la pâte était en recul. Nous avons pu reporter les augmentations jusqu'à début octobre, mais nous ne pouvons plus les retarder."

Le marché est-il prêt à absorber la hausse ? Jean Dooms fait part de ses réflexions à cet égard: "Nous vivons une situation particulière. La consommation de papier graphique a baissé de 12 % en Belgique pendant l'année 2009. Après s'être stabilisée l'année dernière, elle a de nouveau reculé de 6 % au premier semestre et on observe la même tendance ailleurs en Europe. Je comprends les usines, qui doivent couvrir leurs coûts, dont la pâte n'est pas le seul élément. Mais je pense que le moment n'est pas opportun pour augmenter les prix, la demande n'y est pas et l'imprimé est confronté plus que jamais à la concurrence des nouveaux médias."