KBA précise les spécifications de sa rotative inkjet

13/02/12 à 18:00 - Mise à jour à 17:59

Source: Nouvelles Graphiques

À moins de trois mois de la drupa, les fournisseurs du secteur commencent à dévoiler leurs plans de bataille. Ainsi, KBA a présenté les grands axes de sa participation au salon, à l'occasion du druckforum de la VDM (fédération allemande de l'imprimé et des médias).

La ProteusJet, une presse hybride offset et numérique, développée en propre par RR Donnelley.

La ProteusJet, une presse hybride offset et numérique, développée en propre par RR Donnelley.

On savait déjà que le constructeur s'apprêtait à lancer une presse inkjet, en partenariat avec l'imprimeur américain RR Donnelley. On connaît à présent ses principales caractéristiques : il s'agira d'une rotative couleur destinée à la production en petits tirages de livres, magazines et travaux commerciaux en 4/4. Elle sera équipée de têtes Kyocera, offrira une laize comprise entre 203 et 762 mm et sera capable d'atteindre une vitesse de 150 m/min en mode R/V. KBA exposera aussi une Rapida 106 (74x106 cm), présentée comme " championne du monde des temps de calage ", en configuration 4/4 et vernis R/V, ainsi que la nouvelle génération des Rapida 105 (72x105 cm) à 16.000 ex/h.

Klaus Schmidt, directeur du marketing de KBA, a rappelé les conditions difficiles du marché offset : alors que le marché mondial des presses neuves représentait encore 9 milliards d'euros par an avant la crise, ce chiffre est tombé en 2011 à 4,4 milliards d'euros. Une croissance modérée est probable cette année, mais la situation diffère entre les presses à feuilles et les rotatives. Alors que le marché des presses à feuilles devrait croître dans les pays émergents et dans le segment de l'emballage, au moins jusqu'en 2014, le marché des rotatives ne devrait guère évoluer. Malgré les énormes ajustements consentis dans les effectifs des constructeurs, leur capacité de production reste, selon les segments, légèrement supérieure à la demande. Une situation qui provoque une guerre des prix malsaine et qui a largement contribué, selon Klaus Schmidt, à la faillite de son concurrent manroland.

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