Le sort de manroland réglé d'ici fin janvier ?

09/01/12 à 00:00 - Mise à jour à 08/01/12 à 23:59

Source: Nouvelles Graphiques

Les négociations en vue d'un rachat de manroland, en cessation de paiement depuis fin novembre, semblent entrer dans une phase décisive.

L'administrateur provisoire, Werner Schneider, a indiqué un intérêt "très sérieux" de la part de différents candidats pour chacun des trois sites de production de manroland, à Offenbach (presses à feuilles), Augsbourg (rotatives) et Plauen (éléments préassemblés). Son objectif reste de conclure avant la fin du mois.

Dans le cas d'Augsbourg, le quotidien bavarois Augsburger Allgemeine croit savoir que le candidat le plus motivé serait une firme allemande "jouissant d'une excellente réputation". Une information qui semble exclure les entreprises étrangères citées jusqu'à présent, telles Shanghai Electric, Canon ou le Suisse Wifag. La "firme X" serait-elle dès lors extérieure au secteur graphique ? Mystère...

Heidelberg, par la voix de son PDG Bernhard Schreier, a clairement démenti tout intérêt pour la branche rotativiste de manroland - "celle qui offre le moins de perspectives". L'activité plano, par contre, pourrait retenir son attention, du moins pour ce qui concerne le soutien du parc installé : "Nous avons toujours dit qu'il y avait pour nous une opportunité de fournir des services à des tierces parties, que ce soit un acteur du secteur graphique ou qu'il s'agisse d'un fournisseur d'éoliennes." KBA avait également témoigné d'un certain intérêt, fin décembre. Mais ces deux constructeurs sont probablement intéressés par le portefeuille des clients de manroland et par ses brevets, plutôt que par ses capacités de production.

Entretemps, l'activité se poursuit dans les usines : M. Schneider a indiqué que deux rotatives Lithoman 96 pages avaient récemment été mises en service et qu'une autre serait prochainement livrée, tandis que 29 presses à feuilles quitteront les chaînes de montage d'ici la fin janvier.

Si les différents sites de manroland trouvent preneur, il reste à savoir combien d'emplois pourront être sauvés, sur les 6.500 actuels. Il semble probable que les différents scénarios de reprise impliqueront plusieurs milliers de licenciements.