Négociations sociales dans l'impasse

23/10/17 à 12:20 - Mise à jour à 14:56

A la suite d'une réunion le 17 octobre, La fédération sectorielle Febelgra a confirmé sa position à propos du gel des primes de nuit dans le secteur graphique (PC130.01). L'exigence fait partie des négociations sociales.

Négociations sociales dans l'impasse

© Getty Images/iStockphoto

Le Conseil d'administration de Febelgra demande aux partenaires sociaux de travailler ensemble sur un projet d'avenir pour l'industrie graphique. Febelgra plaide pour un gel des primes de nuit au moyen d'une non-indexation jusqu'à atteindre la moyenne européenne. Cette mesure n'a d'effet que sur 15 à 20 ans. Un calcul de Febelgra apprend que 41% des ouvriers des entreprises graphiques interrogées avec plus de 40 employés, travaillent dans trois ou quatre équipes ou dans l'équipe du week-end. Afin de consolider la position concurrentielle internationale des entreprises graphiques belges et pouvoir maintenir la production dans notre pays, Febelgra demande de garder une attention permanente sur les primes de nuit.

Une grève générale est annoncée dans les entreprises graphiques pour le 3 novembre.

Communiqué de presse deFebelgra:

Les négociations sociales concernant l'AIP 2017-2018 dans l'industrie graphique ne sont pas résolues. Les employeurs discutent depuis des années des primes de nuit excessives (jusqu'à 79%) par rapport à nos pays voisins : la France (25%), l'Allemagne (de 25 à 52%), le Royaume-Uni (40%), les Pays-Bas (50%). Étant donné que le taux d'exportation belge est de 38% de la production totale et que les exportations vers les Pays-Bas ont augmenté de 10% en une année (2016), les employeurs graphiques tirent à la sonnette d'alarme.

Le travail de nuit devient de plus en plus important compte tenu de la vague de consolidation dans l'industrie graphique. Febelgra a analysé les entreprises graphiques de plus de 40 travailleurs. L'enquête démontre que dans ces entreprises 41% des travailleurs sont impliqués dans le travail de nuit. Vu que la fin de la vague de consolidation n'est pas encore de vigueur, ce nombre ne fera qu'augmenter. En outre, le travail de nuit est nécessaire pour rentabiliser les investissements importants. La Commission sociale et le Conseil d'administration se préoccupent donc, à juste titre, de la compétitivité de ces entreprises orientées vers l'exportation.

Febelgra a appelé les syndicats à collaborer à un plan d'action pour l'industrie graphique. Il demande aux syndicats de geler les primes de nuit au moyen de la non-indexation jusqu'à ce que la moyenne européenne soit atteinte. Cette mesure n'a d'effet que sur 15 à 20 ans. Febelgra trouve donc incompréhensible qu'une mesure étalée sur 15 à 20 ans ne puisse être comprise par les partenaires sociaux.

Febelgra regrette également les messages incorrects qui sont distribués au sein des entreprises. Contrairement à certains messages, il n'y a en aucun cas réduction des primes de nuit mais un gel (non indexation), jusqu'à atteindre la moyenne européenne ne soit atteinte.

Febelgra confirme qu'il y aura une augmentation de salaire réaliste pour tous les ouvriers. La norme salariale maximale (1,1%) prévue dans l'AIP peut tenir compte des conditions spécifiques du marché dans lesquelles un secteur est situé, de l'emploi et de la compétitivité, selon les textes négociés. Febelgra estime que toutes les conditions sont remplies pour ne pas arriver à un maximum de 1,1%.

En 2016, notre industrie graphique a reculé de -4,7%, c'est-à-dire 2,4 milliards d'euros. La première moitié de cette année, l'industrie a baissé de -2%, l'emploi continue à diminuer (2007: 15 754 travailleurs, 2016: 10 552 travailleurs) et la compétitivité est touchée par divers pays européens. En outre, nous sommes le seul secteur avec des chiffres négatifs selon la FEB.

Pour surmonter toutes ces raisons et la non-compréhension des syndicats, il y a un blocage total des négociations sociales.