Premières victimes du Brexit dans le secteur graphique

13/02/17 à 11:26 - Mise à jour à 11:34

Début février, deux imprimeries londoniennes ont fait faillite en peu de temps. Tant l'imprimerie commerciale Purbrooks, vieille dame de 120 ans, que le spécialiste de l'impression numérique Clicks Print, imputent partiellement leur déclin au Brexit.

Premières victimes du Brexit dans le secteur graphique

Fondée en 1984, Clicks Print a toujours été à la pointe des développements en matière d'impression digitale. Elle avait encore consenti un lourd investissement en 2015, acquérant entre autres deux presses HP Indigo, un système LumeJet S200 et la toute première imprimante grand format bobine-bobine Screen Truepress JET W3200UV au monde. La direction attribue la faillite, qui prive 40 travailleurs de leur emploi, à la forte contraction observée sur les derniers mois de 2016 : " La raison de ce recul n'est pas tout à fait claire, mais nous entendons des histoires similaires de la part d'autres imprimeries. Le marché semble s'être affaibli depuis le référendum sur le Brexit, une situation qui, dans notre cas, a encore été aggravée par plusieurs grosses factures restées impayées dans le secteur du retail. " Chez Purbrooks aussi, qui employait 18 personnes, le marché a fortement régressé : " Le Brexit et des vacances de Noël inhabituellement longues ont gravement contribué à faire chuter la demande, au point que nous n'avons plus été en mesure de payer notre personnel et nos fournisseurs. "

Une enquête de la fédération sectorielle BPIF avait déjà montré en octobre dernier que la branche graphique craint surtout l'impact du Brexit sur l'économie : 68 % des répondants le voient comme la plus grande menace, contre 30 % qui le considèrent comme l'une des plus importantes opportunités.

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