Vers une drupa triennale ?

22/10/12 à 00:00 - Mise à jour à 21/10/12 à 23:59

Source: Nouvelles Graphiques

La drupa pourrait être organisée tous les trois ans dès 2015, du moins si le comité organisateur, qui doit examiner la question début novembre, suit l'avis de son directeur Manuel Mataré.

Vers une drupa triennale ?

M. Mataré, qui a par ailleurs confirmé qu'il se retirerait d'ici quelques mois pour céder la place à Sabine Geldermann, s'appuie sur les conclusions d'une enquête d'opinion auprès des exposants et des visiteurs pour recommander le raccourcissement de la drupa et un changement de périodicité.

" Nous examinerons trois points, a-t-il déclaré à nos confrères de PrintWeek. Le premier et le plus important sera le contenu de la prochaine drupa, qui doit anticiper et refléter les changements de l'industrie. Le deuxième est la longueur du salon. Nous sommes parvenus à la conclusion que nous devons respecter le voeu du secteur et réduire la drupa, qui ne devra pas durer moins de 10 jours et pas plus de 13. La solution la plus probable est un compromis de 11 jours, comprenant un week-end. La troisième question est quand ? " À cet égard, M. Mataré observe que deux autres salons professionnels organisé à Düsseldorf et d'une ampleur comparable à la drupa, Interpack et K Trade Fair, le salon des plastiques, se déroulent selon un rythme de trois ans. Intercaler la drupa permettrait d'accueillir un grand événement chaque année. Dès lors, la prochaine drupa serait avancée à 2015 au lieu de 2016.

La périodicité de la drupa a déjà changé plusieurs fois. Les deux premières éditions, en 1951 et 1954, étaient séparées de trois ans. L'événement a ensuite adopté un rythme quadriennal puis quinquennal, avant de revenir à une périodicité de quatre ans depuis 2000.

À notre avis, il faut encore ajouter une autre raison à celles invoquées par M. Mataré : la périodicité de trois ans permettrait à la drupa d'occuper l'agenda au détriment des autres grands salons du secteur, dont l'Ipex et les salons asiatiques. Les organisateurs londoniens, pour leur part, ont déjà réagi négativement.

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