Xerox s'offre Impika

04/03/13 à 00:00 - Mise à jour à 03/03/13 à 23:59

Source: Nouvelles Graphiques

Xerox a conclu la semaine dernière l'acquisition du constructeur français Impika, dont les systèmes d'impression inkjet sont parmi les plus rapides du marché. Xerox, qui avait raté le train du jet d'encre à haute vitesse, rattrape ainsi son retard.

Xerox s'offre Impika

Xerox, qui distribuait déjà Impika en Europe depuis 2011, a racheté l'ensemble des parts de l'entreprise pour un montant non révélé. La firme américaine comble ainsi d'un seul coup le retard accumulé ces dernières années sur ses concurrents dans le domaine du jet d'encre à haute vitesse. Sa propre gamme CiPress, basée sur une technologie de jet d'encre " sans eau " (en fait une encre " solide ", liquéfiée par chauffage), reste limitée à 150 m/min. La rotative iPrint eXtreme d'Impika, présentée l'année dernière à la drupa, atteint quant à elle les 375 m/min sur une laize de 711 mm, soit environ 200.000 pages A4 couleur par heure, ce qui fait d'elle la presse inkjet la plus rapide du marché.

" Le jet d'encre promet des vitesses élevées et de grandes laizes d'impression ainsi qu'une qualité d'image exceptionnelle - portant les avantages de l'impression numérique à un niveau plus élevé que ce que la xérographie pourra jamais atteindre ", écrit Jeff Jacobson, président du pôle graphique de Xerox, sur un blog. " Selon IT Strategies, le jet d'encre connaîtra un taux de croissance annuel de 21 % sur le marché jusqu'en 2015. Cette opportunité énorme est la raison pour laquelle nous avons fait l'acquisition d'Impika et de sa gamme de solutions de production, basée sur sa technologie propriétaire à jet d'encre aqueux. "

Implantée à Aubagne, non loin de Marseille, Impika a été fondée en 2003 par des experts issus de la société Gemplus (spécialiste de la carte à puce). L'entreprise a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires d'un peu plus de 16 millions d'euros avec un effectif de 55 personnes. Elle devrait conserver son nom et resterait dirigée, dans un premier temps du moins, par son PDG actuel Paul Morgavi.

En savoir plus sur: