La poussée inflationniste semble ralentir chez nous. L'indice général des prix à la consommation s'est établi fin novembre à 10,63%, alors que l'inflation culminait encore à 12,27% en octobre. Le premier recul en glissement annuel depuis janvier 2021. Une bonne nouvelle due à la baisse des prix de l'énergie, mais il est encore beaucoup trop tôt pour crier victoire. Avec l'hiver arrivent les mois les plus froids. La demande d'énergie va grimper en flèche, avec des factures à l'avenant. Chaque jour qui passe, nous recevons au moins un communiqué de l'un ou l'autre fournisseur annonçant une nouvelle majoration de prix au 1er janvier...

La poussée inflationniste semble ralentir chez nous. L'indice général des prix à la consommation s'est établi fin novembre à 10,63%, alors que l'inflation culminait encore à 12,27% en octobre. Le premier recul en glissement annuel depuis janvier 2021. Une bonne nouvelle due à la baisse des prix de l'énergie, mais il est encore beaucoup trop tôt pour crier victoire. Avec l'hiver arrivent les mois les plus froids. La demande d'énergie va grimper en flèche, avec des factures à l'avenant. Chaque jour qui passe, nous recevons au moins un communiqué de l'un ou l'autre fournisseur annonçant une nouvelle majoration de prix au 1er janvier. Tantôt de cinq pour cent, tantôt à deux chiffres, mais toujours dans le même sens. Ces hausses répétées, l'imprimeur de production n'aura d'autre choix que de les répercuter. Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise, dit l'adage. Le spectre tenace de l'inflation n'est, à l'évidence, pas encore maîtrisé. L'hiver sera long et difficile. Notre économie restera fragile tant que la guerre continuera de ravager impitoyablement l'Ukraine. Dans ce numéro, nous proposons une rétrospective de 2022: année de turbulences, année de guerre. Un millésime entamé par des grèves dans les papeteries finlandaises, mais qui fut aussi jalonné d'investissements, d'acquisitions en Belgique et à l'étranger, de fermetures d'entreprises, etc. Les cinq récits les plus marquants sont évoqués en page 10. Nous faisons aussi le compte rendu de "Het Congres", l'évènement du VIGC qui s'est tenu à Malines (lire en page 14). L'un des intervenants y fut Peter Vanden Houte. Le chief-economist d'ING Belgium a exposé les perspectives économiques pour 2023, mais la roseur de sa chemise n'a pas suffi à adoucir les accents pessimistes de son message. Avec le choc énergétique sans précédent, lui-même conséquence du conflit russo-ukrainien, 2023 s'annonce comme une année à croissance négative. Peter Vanden Houte s'attend à une contraction de l'économie belge de 0,4%, contre -0,8% pour la zone euro. L'industrie européenne doit passer son tour en raison des énergies chères, et la confiance du consommateur touche un plus bas depuis le début des mesures en 1985. L'inflation devrait, d'après lui, se stabiliser à un niveau relativement élevé de 5 à 6%. Les prix du papier auraient, eux aussi, passé leur pic, tandis que les taux d'intérêt remontent. Dans ces circonstances macroéconomiques compliquées, il appartiendra aux entrepreneurs de faire la différence. À l'instar de l'imprimeur numérique Zquadra Digital Printing, à Kuurne, dont nous rapportons l'histoire en page 18. Son propriétaire Bruno Lambrecht voit des opportunités dans la crise (les crises), mais son premier objectif à court terme est d'en sortir indemne. Chaque chose en son temps. L'Ouest-flandrien a raison. Nous devons être flexibles et résilients, mais aussi réalistes. Toujours dans ce même numéro, nous évoquons les tendances en matière de presses à étiquettes (page 20), d'impression 3D à jet de matière (page 22) et d'impression industrielle (page 27). Je vous souhaite beaucoup de plaisir à le lire, et au nom de toute la rédaction, vous dis Bonnes Fêtes et à l'année prochaine!