Dans le secteur graphique, certaines imprimeries n'ont pas tardé à se lancer dans la production de masques de protection personnalisables. Les géants du web-to-print en première ligne avec des Onlineprinters, Pixartprinting, Drukwerdeal, flyer.be, etc. qui proposent des masques en tissu personnalisables. Des initiatives émergent aussi localement. L'imprimerie Gewadrupo (Arendonk) a par exemple lancé le produit ECOmasker sur la nouvelle plateforme eco-mask.be à destination des entreprises de tout secteur. Il s'agit d'un masque non clinique recyclable à base de carton Invercote qui est fabriqué grâce à la technologie de découpe laser Highcon Euclid. " Nous avons d'abord réalisé ces masques pour notre personnel ", dit Levi Geenen, Operations Manager chez Gewadrupo. Quelques livraisons ont aussi été faites à d'autres entreprises, mais " pas beaucoup ", dit Levi. " Nous ne sommes pas un pays du masque buccal et les virologues n'ont pas vraiment aidé à les promouvoir au départ. Nous avons mis en place un site simple pour pouvoir informer les gens et où les entreprises et particuliers peuvent commander des masques, mais nous n'avions pas vraiment l'intention de les promouvoir. " Le personnel de Gewadrupo préfère utiliser leur masque vierge, mais la personnalisation est aussi possible via la gravure laser ou l'impression. P4P (Fleurus) planche aussi sur un masque en carton avec filtre à particules intégré qui est testé en laboratoire. P4P ambitionne de vendre en ligne un assortiment de masques arborant différents designs. Plusieurs entreprises, dont une agence intérim, ont déjà manifesté leur intérêt pour une version personnalisée. À terme, P4P voudrait aussi lancer un deuxième modèle de masque personnalisable qui serait entièrement recyclable - hormis les élastiques - grâce à un papier filtrant off...

Dans le secteur graphique, certaines imprimeries n'ont pas tardé à se lancer dans la production de masques de protection personnalisables. Les géants du web-to-print en première ligne avec des Onlineprinters, Pixartprinting, Drukwerdeal, flyer.be, etc. qui proposent des masques en tissu personnalisables. Des initiatives émergent aussi localement. L'imprimerie Gewadrupo (Arendonk) a par exemple lancé le produit ECOmasker sur la nouvelle plateforme eco-mask.be à destination des entreprises de tout secteur. Il s'agit d'un masque non clinique recyclable à base de carton Invercote qui est fabriqué grâce à la technologie de découpe laser Highcon Euclid. " Nous avons d'abord réalisé ces masques pour notre personnel ", dit Levi Geenen, Operations Manager chez Gewadrupo. Quelques livraisons ont aussi été faites à d'autres entreprises, mais " pas beaucoup ", dit Levi. " Nous ne sommes pas un pays du masque buccal et les virologues n'ont pas vraiment aidé à les promouvoir au départ. Nous avons mis en place un site simple pour pouvoir informer les gens et où les entreprises et particuliers peuvent commander des masques, mais nous n'avions pas vraiment l'intention de les promouvoir. " Le personnel de Gewadrupo préfère utiliser leur masque vierge, mais la personnalisation est aussi possible via la gravure laser ou l'impression. P4P (Fleurus) planche aussi sur un masque en carton avec filtre à particules intégré qui est testé en laboratoire. P4P ambitionne de vendre en ligne un assortiment de masques arborant différents designs. Plusieurs entreprises, dont une agence intérim, ont déjà manifesté leur intérêt pour une version personnalisée. À terme, P4P voudrait aussi lancer un deuxième modèle de masque personnalisable qui serait entièrement recyclable - hormis les élastiques - grâce à un papier filtrant offrant le même niveau de barrière. L'imprimerie Antilope De Bie a quant à elle eu l'idée judicieuse de produire des étuis pour masque buccal. Les imprimeries du secteur de la communication visuelle ont elles aussi fait émerger une panoplie d'applications liées à la communication Covid-19. Visières de protection et hygiaphones en plexiglas, signalétique pour sol, vitrophanie, bâches, totem distributeur de gel hydroalcoolique... La demande a été forte pour les magasins qui ont pu rouvrir à partir du 11 mai. La question reste à présent de savoir si toutes ces applications vont perdurer dans le temps et constituer un nouveau marché. Moonfox qui - comme d'autres imprimeurs - a créé une section spéciale Covid-19 sur son webshop de POS en carton et display estime qu'il s'agit d'un phénomène temporaire qui durera encore un an. " Dès qu'un vaccin existera et que les mesures deviendront plus souples, cette communication sera moins à l'ordre du jour ", dit la directrice Éveline Depuydt. Pour Mohamed Toual, CEO de P4P, plusieurs informations lui font croire qu'investir des efforts dans le développement de masques buccaux en vaut la peine : " Tout d'abord, c'est l'OMS qui dit que le coronavirus pourrait ne jamais disparaître. Deuxièmement, je pense que le port du masque va devenir une norme qui nécessitera que nos habitudes changent. Quel que soit le virus, des études montrent que le port du masque diminue le taux de contamination. " Mike Ryan, spécialiste des urgences sanitaires à l'OMS, a en effet déclaré début mai : " Ce virus pourrait bien s'ajouter à la liste des virus endémiques circulant dans nos communautés et pourrait bien ne jamais disparaître totalement ". À savoir que la rougeole est toujours présente dans le monde alors qu'un vaccin est disponible. Quoi qu'il en soit, il faudra apprendre à vivre avec le virus et le masque pourrait devenir une norme sociale. DUCAJU, spécialiste de l'emballage implanté à Meulebeke, Wielsbeke et Erpe-Mere, ne reste pas les bras croisés. Le site de Meulebeke a ainsi commencé à produire des masques naso-buccaux professionnels pour un usage général. L'idée avait déjà germé en mars, quand le CEO Tom Du Caju et le CFO Geert Casselman ont commencé à ressentir les premiers effets de la crise du coronavirus. " En temps normal, nous produisons des cartons d'emballage pour une multitude de produits alimentaires et de marques de luxe. Quand on traverse une mauvaise passe, comme aujourd'hui, soit on fait le gros dos, soit on se cherche de nouvelles possibilités. Ce que nous avons décidé de faire. Nous sommes fiers d'avoir pu réaliser ce changement de cap en à peine deux mois. " Soucieuse de pouvoir fabriquer des masques belges de qualité, DUCAJU a acheté du matériel spécialisé et fait installer de toutes nouvelles lignes de production à Meulebeke (chez BDMO, filiale du groupe DUCAJU). " Ce qui demande de l'espace et des conditions de production hygiéniques. Le fournisseur des machines à fabriquer les masques est un partenaire fiable de longue date : une parallèle de plus avec notre coeur de métier. " Les objectifs de Tom Du Caju et Geert Casselman sont ambitieux mais réalistes. " Faire le cowboy maintenant en lançant tête baissée n'importe quoi sur le marché n'aurait aucun sens. Nous ne devons pas tromper les gens : on connaît actuellement une pénurie de matières premières et de matériaux présentant de bonnes propriétés filtrantes. En misant sur des masques de confort à haute capacité de filtration, nous proposons une alternative à part entière aux masques chirurgicaux. Ceux-ci pourront ainsi être réservés aux applications purement médicales, là où on en a le plus besoin. " Il existe différentes gradations de masques : des chirurgicaux, cliniques, de haute qualité jusqu'aux exemplaires en tissu qui fleurissent partout. " Nous avons opté pour le top du top : des masques buccaux confortables qui offrent un excellent degré de protection. Sur une échelle de 1 à 10, où les masques chirurgicaux se situent au-dessus de 9,5, nous visons au minimum 8. Un masque en tissu se situe quelque part entre 3 et 4. Ces chiffres ne tombent pas du ciel et correspondent à l'indice BFE (Bacterial Filtration Efficiency) - la capacité de filtration - qui exprime la qualité des masques buccaux. " DUCAJU souhaite pouvoir livrer 50 millions de masques de confort belges par an. " C'est une première étape. Nous nous tenons prêts pour lancer des lignes de production supplémentaires. Nous recevons énormément de demandes, aussi les choses pourraient-elles aller très vite. Notre but est de pouvoir commencer aussi à court terme la production de masques chirurgicaux certifiés. "