H2D n'est autre que l'ancienne imprimerie Didier, qui fut l'un des fleurons du groupe Quebecor. Menacée de fermeture, elle avait été rachetée en 2007 par deux cadres du groupe, Dominique Donghi et Dominique Dorchain. Restructurée, H2D est devenue la tête de pont d'un nouveau groupe, constitué par deux rachats successifs, l'année dernière : ceux de Hélio Lys (Nieppe, dans l'agglomération lilloise) et de l'imprimerie CirclePrinters de Mary-sur-Marne (Ile-de-France). Ces deux sites ne sont pas concernés par la procédure de redressement.

Devenu en quelques mois l'un des principaux héliograveurs français, H2D a-t-il grandi trop vite ? Il semble en tous cas que le site de Hellemmes n'a jamais atteint la rentabilité depuis son rachat. Il était prévu de transférer l'activité et le personnel à Nieppe, à l'horizon 2016, où le groupe est en train d'investir. Mais le scénario actuel risque de précipiter une fermeture pure et simple.