Se basant sur les prévisions macro-économiques européennes et le Baromètre de conjoncture de la Banque nationale de Belgique, en combinaison avec les données sectorielles sur l'évolution des prix du papier, des chiffres d'affaires, des investissements et de l'emploi, le CCE livre une analyse détaillée et chiffrée de la situation de la branche en Belgique. " L'évolution conjoncturelle du secteur papetier et graphique cache différents développements ", concluent les chercheurs, qui distinguent une subdivision dans la chaîne de valeur.

D'un côté, il y a celle de la production et l'impression de papier et de carton d'emballage : " Cette chaîne de valeur profite de l'essor du commerce en ligne, qui connaît actuellement une forte percée. " Toutefois, anticipant des augmentations futures de la demande, les producteurs de papier européens ont commencé à produire de plus en plus ces variantes de papier : " Certains d'entre eux convertissent leurs papeteries en fonction de la production de papier et carton d'emballage. " Cette tendance se traduit par une forte augmentation de l'offre : " Fin 2018, une offre excédentaire a commencé à apparaître, exacerbée par une demande plus faible. "

L'autre chaîne de valeur est celle des producteurs de papier graphique et des imprimeries et éditeurs de livres, périodiques, journaux et imprimés publicitaires. " Celle-ci subit la concurrence des supports numériques et éprouve des difficultés à défendre sa position. Les imprimeries voient la demande en supports imprimés diminuer, les tirages se réduire et les délais de livraison raccourcir de plus en plus. Ce qui ne fait qu'accroître la surcapacité structurelle dans le secteur graphique belge. "

Les analystes conseillent aux entreprises graphiques de se réinventer pour parvenir à un rétablissement structurel. " Il s'agira de remettre l'imprimé sur la carte, à côté des autres canaux de communication, tout en osant miser sur le numérique. "

Le rapport complet est disponible sur le site Web de la CCE.