2023 a été une nouvelle année de disette pour l'industrie graphique. Le chiffre d'affaires du secteur (imprimeries de journaux comprises) a baissé de 4,94 % en 2023, à 2,256 milliards d'euros. " Ce qui nous ramène pratiquement au niveau de 2020, et ce n'est pas une bonne nouvelle ", dit Marc Vandenbroucke directeur général de la fédération professionnelle Febelgra. On notera que le chiffre d'affaires des imprimeries de journaux est en hausse pour la troisième année consécutive. De 34,6 millions en 2021 à 40,9 millions l'an dernier.

L'emploi a reculé de 5 % en 2023, à 7 691 travailleurs. (*) Hors imprimeries de journaux., Source Febelgra
L'emploi a reculé de 5 % en 2023, à 7 691 travailleurs. (*) Hors imprimeries de journaux. © Source Febelgra

Hausse des investissements

" La baisse du chiffre d'affaires global est totalement alignée sur ce que nous observons au niveau de l'emploi ", constate Vandenbroucke. Ce à quoi il voit trois causes structurelles : " L'envolée des prix des matières premières, les coûts de l'énergie élevés - nous avons les prix de l'énergie les plus hauts d'Europe pour les entreprises de production industrielles - et l'indexation automatique des salaires. "

Le chiffre d'affaires total a baissé de 5 %, à 2,25 milliards d'euros (*) Imprimeries de journaux comprises, en millions d'euros., Source Febelgra
Le chiffre d'affaires total a baissé de 5 %, à 2,25 milliards d'euros (*) Imprimeries de journaux comprises, en millions d'euros. © Source Febelgra

La bonne nouvelle est que les investissements des imprimeries graphiques sont en hausse pour la troisième année consécutive. De 80,6 millions d'euros en 2020 à 99 millions l'an dernier. " La poursuite de l'automatisation et de la robotisation est plus que jamais la réponse à la hausse des coûts des matières premières et aux indexations salariales. De tels investissements sont nécessaires pour préserver notre compétitivité ", souligne Marc Vandenbroucke.

Les investissements ont augmenté de 12 %, à 99 millions d'euros. (*) Imprimeries de journaux comprises, en millions d'euros., Source Febelgra
Les investissements ont augmenté de 12 %, à 99 millions d'euros. (*) Imprimeries de journaux comprises, en millions d'euros. © Source Febelgra

Balance commerciale positive

Cette baisse de compétitivité apparaît d'emblée dans les chiffres d'exportation de l'année 2023, en recul de 3,77 %, à 709,5 millions d'euros. Les importations ont souffert, elles aussi, avec une contraction de 7 %, à 688,5 millions d'euros. Ce qui se traduit par une balance commerciale en solde positif de 21 millions d'euros. Febelgra évoque à cet égard différents facteurs tels que l'inflation salariale, le refroidissement de l'économie et des prix de l'énergie plus élevés chez nous que chez nos partenaires commerciaux. Nos pays voisins restent nos principales destinations d'exportation, avec 71 % pour les Pays-Bas, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. La Chine est le quatrième pays importateur après la France, les Pays-Bas et l'Allemagne.

Les exportations représentent 31 % du chiffre d'affaires sectoriel total., Source Febelgra
Les exportations représentent 31 % du chiffre d'affaires sectoriel total. © Source Febelgra

" Nous avons plus que jamais besoin d'une politique publique qui soutient l'entrepreneuriat ", martèle Marc Vandenbroucke. " Nous allons bientôt avoir de nouveaux décideurs, dont nous devons espérer qu'ils reconnaissent la valeur ajoutée de notre secteur. " Dans son mémorandum électoral, la fédération avait mis en exergue trois priorités pour le secteur graphique : (1) réintroduction des orientations graphiques dans l'enseignement technique en Flandre, (2) hausse du soutien public aux entreprises graphiques dans le cadre du Pacte vert pour l'Europe et (3) maintien du régime actuel dit de l'opt-out pour les imprimés non adressés, avec une révision de la fiscalité environnementale sur la distribution de ce type d'imprimés. Ce à quoi s'ajoutaient d'autres points d'attention plus généraux concernant le marché du travail, la compétitivité, la simplification administrative et la mise en place de conditions de concurrence équitable pour le secteur, en Belgique, en Europe et avec les pays tiers comme la Chine.

2023 a été une nouvelle année de disette pour l'industrie graphique. Le chiffre d'affaires du secteur (imprimeries de journaux comprises) a baissé de 4,94 % en 2023, à 2,256 milliards d'euros. " Ce qui nous ramène pratiquement au niveau de 2020, et ce n'est pas une bonne nouvelle ", dit Marc Vandenbroucke directeur général de la fédération professionnelle Febelgra. On notera que le chiffre d'affaires des imprimeries de journaux est en hausse pour la troisième année consécutive. De 34,6 millions en 2021 à 40,9 millions l'an dernier." La baisse du chiffre d'affaires global est totalement alignée sur ce que nous observons au niveau de l'emploi ", constate Vandenbroucke. Ce à quoi il voit trois causes structurelles : " L'envolée des prix des matières premières, les coûts de l'énergie élevés - nous avons les prix de l'énergie les plus hauts d'Europe pour les entreprises de production industrielles - et l'indexation automatique des salaires. "La bonne nouvelle est que les investissements des imprimeries graphiques sont en hausse pour la troisième année consécutive. De 80,6 millions d'euros en 2020 à 99 millions l'an dernier. " La poursuite de l'automatisation et de la robotisation est plus que jamais la réponse à la hausse des coûts des matières premières et aux indexations salariales. De tels investissements sont nécessaires pour préserver notre compétitivité ", souligne Marc Vandenbroucke.Cette baisse de compétitivité apparaît d'emblée dans les chiffres d'exportation de l'année 2023, en recul de 3,77 %, à 709,5 millions d'euros. Les importations ont souffert, elles aussi, avec une contraction de 7 %, à 688,5 millions d'euros. Ce qui se traduit par une balance commerciale en solde positif de 21 millions d'euros. Febelgra évoque à cet égard différents facteurs tels que l'inflation salariale, le refroidissement de l'économie et des prix de l'énergie plus élevés chez nous que chez nos partenaires commerciaux. Nos pays voisins restent nos principales destinations d'exportation, avec 71 % pour les Pays-Bas, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. La Chine est le quatrième pays importateur après la France, les Pays-Bas et l'Allemagne." Nous avons plus que jamais besoin d'une politique publique qui soutient l'entrepreneuriat ", martèle Marc Vandenbroucke. " Nous allons bientôt avoir de nouveaux décideurs, dont nous devons espérer qu'ils reconnaissent la valeur ajoutée de notre secteur. " Dans son mémorandum électoral, la fédération avait mis en exergue trois priorités pour le secteur graphique : (1) réintroduction des orientations graphiques dans l'enseignement technique en Flandre, (2) hausse du soutien public aux entreprises graphiques dans le cadre du Pacte vert pour l'Europe et (3) maintien du régime actuel dit de l'opt-out pour les imprimés non adressés, avec une révision de la fiscalité environnementale sur la distribution de ce type d'imprimés. Ce à quoi s'ajoutaient d'autres points d'attention plus généraux concernant le marché du travail, la compétitivité, la simplification administrative et la mise en place de conditions de concurrence équitable pour le secteur, en Belgique, en Europe et avec les pays tiers comme la Chine.