Début 2012, les représentants des travailleurs et des employeurs reconnaissaient pourtant unanimement la nécessité de moderniser la CCT. Ils avaient dès lors pris communément l'initiative de ce que l'on a appelé la " Comfortabele Arbeidsovereenkomst ", laissant place à des aménagements davantage décentralisés au niveau de l'entreprise et à du sur-mesure individuel pour les travailleurs. Fin 2013, il semblait même que l'on puisse effectivement parvenir à un consensus courant 2014, l'année du centenaire de la CCT du secteur graphique national. L'atmosphère s'est toutefois refroidie une fois les propositions mises sur la table : " Le fossé à combler est énorme ", concluaient les deux parties en juillet 2014.

Il a fallu attendre février 2015 pour à nouveau assister à des " discussions constructives ", qui n'ont toutefois pas encore abouti à un accord. Dans son offre ferme du mois de septembre, la KVGO a proposé notamment une augmentation salariale de 1,5 % au 1er janvier 2016 et d'encore 1 % au 1er janvier 2017. Les syndicats avaient toutefois demandé en juillet une revalorisation de 1 % à compter du 1er janvier 2014 et de 1,5 % à partir du 1er janvier 2015.

Des sujets comme les primes et les pensions n'ont, selon le négociateur de la KVGO, Richard van den Berg, " pas encore été du tout à l'ordre du jour des négociations, tout comme de nombreux autres. " Plus rien n'est ressorti des rencontres informelles de ces derniers mois, mais il a annoncé la semaine dernière qu'il comptait malgré tout pouvoir " prendre un café " avec les négociateurs.