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Cette image est peut-être l'illustration la plus bouleversante de l'état du monde graphique : en lieu et place de la chaude effervescence de la Fespa, la sobriété glaciale d'un hôpital de campagne. Loin d'accueillir la foule des exposants et visiteurs, les grandes salles de la Feria de Madrid se sont remplies la semaine dernière de centaines de lits d'hôpitaux destinés à accueillir les patients atteints du coronavirus.

Intergraf, l'organisation faîtière des fédérations graphiques nationales, pointe les lourdes conséquences du Covid-19 pour la branche et exhorte les autorités européennes à prêter l'oreille aux préoccupations du secteur.

La Cepi, Confédération de l'industrie papetière européenne, réserve un bon accueil à la loi-climat lancée par la Commission européenne. Elle y voit un pas important dans la lutte contre le réchauffement de la planète : " Notre industrie entend apporter sa pierre à l'édifice. "

Le nombre d'entreprises graphiques en Europe a baissé de 15 % en dix ans (2006-2016), à 112 000. Sur la même période, le nombre de travailleurs occupés dans le secteur a reculé de 25 % (à 625 000), tandis que le chiffre d'affaires a chuté d'un quart, à 79,5 milliards d'euros. Ainsi peut-on lire dans le rapport annuel " Intergraf Economic Report " tout fraîchement paru.

Avec un chiffre d'affaires en légère baisse, mais qui reste malgré tout supérieur à 2 013 milliards de yen (près de 16,4 milliards d'euros), Ricoh est parvenue à faire repasser son bénéfice dans le vert pour son exercice comptable arrêté au 31 mars. L'entreprise voit les prochaines années sous le signe d'une forte croissance dans les applications industrielles de l'impression par jet d'encre.

Dix ans après l'introduction de sa première technologie de séchage H-UV, Komori a passé le cap des mille presses équipées dans le monde. Plus précisément : 527 machines H-UV au Japon et 475 en dehors de l'archipel, dont la plus grande part en Europe.

Les quotidiens britanniques n'en finissent pas de remplir leurs pages avec les multiples développements autour du Brexit. Pour être certains de pouvoir continuer au-delà de la date butoir du 29 mars, leurs éditeurs constituent des stocks supplémentaires d'encre et de papier.