Tout sur France

Située dans le zoning industriel des Hauts-Sarts, l'entreprise Comink est un fournisseur web-to-print pour les imprimeurs grand format. En pleine ascension, la crise du coronavirus constituera-t-elle une parenthèse ou un nouveau chapitre pour l'imprimerie de grand format liégeoise ?

Les volumes d'exportation du secteur graphique belge ont baissé l'an dernier de plus de 17 %, de 930 millions d'euros en 2018 à 768 millions d'euros en 2019. La position exportatrice est sous forte pression, avertit Febelgra sur la base de chiffres de l'Agence du Commerce extérieur.

L'imprimeur en ligne Helloprint, qui a son siège à Rotterdam, résiste à la crise du coronavirus grâce à une injection financière de 5 millions d'euros. Les fonds proviennent d'un consortium rassemblant le banquier attitré de l'entreprise ABN Amro et des investisseurs existants. Le management d'Helloprint y contribue également, tout comme le gouvernement néerlandais (à travers un crédit-pont Corona).

Les grossistes en papeterie parviennent encore pour l'instant à maintenir le niveau de leurs livraisons aux imprimeries. Les papetiers sortent toute la voilure, eux aussi, mais ils commencent à ressentir les effets de la pandémie de coronavirus.

Le centre de R&D d'Aubagne, dans le Sud de la France, où Impika développe une nouvelle technologie jet d'encre sous la bannière de Xerox, mettra la clef sous le paillasson avant Noël. Xerox avait racheté le pionnier français du jet d'encre en 2013 dans le but de rattraper son retard dans le domaine.

La faillite de Corelio printing en Belgique n'aura pas laissé le secteur indifférent et n'est pas un cas isolé. En France, plus de 80 entreprises sont entrées dans une procédure judiciaire depuis le début de l'année 2019. Nous vous faisons part de l'analyse sectorielle du 26 août 2019 réalisée par nos collègues de Caractère.

Début février, la papeterie Arjowiggins Security à Jouy-sur-Morin (France) a été mise en liquidation judiciaire. Ses ex-salariés entendent toutefois poursuivre le travail sous forme de société coopérative et participative. Le tribunal leur accorde jusque fin juin pour peaufiner leur projet.

Pas même un an après avoir été vendue à un fonds d'investissement suisse, la papeterie Arjowiggins Security, à Jouy-sur-Morin, a été placée en liquidation judiciaire. Les travailleurs de l'usine, qui produit du papier sécurisé pour des documents officiels, en sont à brûler les stocks pour se faire entendre.

A l'issue des audiences qui ont eu lieu le 8 janvier dernier, le tribunal de commerce de Nanterre, près de Paris, a prononcé l'ouverture d'une procédure de sauvegarde d'Arjowiggins, Arjowiggins Papers et d'Arjowiggins Creative Papers. 905 emplois sont concernés.