Tout sur Gallus

Le périmètre de Labelexpo Europe dépasse largement celui de l'impression des étiquettes. Les évolutions qui y sont montrées s'inscrivent de plus en plus sous le signe d'une demande croissante de solutions durables, économes et efficaces. Un objectif censé pouvoir être atteint par la digitalisation et l'automatisation du processus - du flux de production jusqu'à la presse.

Depuis la dernière édition bruxelloise de 2019, l'industrie de l'étiquette avait dû se passer de son grand rendez-vous annuel. Labelexpo fut en effet fois plusieurs fois reportée, tant était jugé grand le risque lié au coronavirus. Mais en septembre, la roue a enfin tourné. Quelque 400 fabricants réunis à Chicago ont pu, comme dans le bon vieux temps, montrer leurs toutes nouvelles machines et leurs dernières technologies. La digitalisation, nul ne s'en étonnera, poursuit sa rapide marche en avant. Non seulement sur la presse à étiquettes, mais aussi en périphérie de celle-ci. Signe des temps: aucune presse flexo n'était visible au salon. Une première.

D'ici fin 2022, Gallus a comme ambitieux objectif de rendre ses produits neutres en carbone. Pour y parvenir, le fabricant de presses à laize étroite a récemment conclu un partenariat avec Forliance, spécialisé dans les solutions climatiques.

Le constructeur de presses offset et numérique allemand se concentre sur la croissance du marché des étiquettes. Dans ce cadre, Heidelberg renforce ses investissements et va transformer le siège de Gallus en Suisse en un centre de compétences pour l'impression numérique d'étiquettes.

Voilà plusieurs décennies que le terme "numérique" a fait son entrée dans le champ lexical de l'industrie graphique. Ceux qui avaient été à l'avant-garde en adoptant la technologie quand le marché en était encore à un stade très embryonnaire, ont depuis été supplantés par une base de clientèle plus mûre, déployant des solutions testées, éprouvées et affinées au fur et à mesure que l'impression numérique entrait dans les moeurs.

Benpac rachète l'entreprise OMV Machinery Srl (Vérone) à Wifag-Polytype Holding AG (Fribourg). Benpac est cette société qui avait convenu de racheter Gallus à Heidelberg, pour revenir sur ses engagements voici quelques semaines. Heidelberg envisage à présent de réclamer des dommages.

La vente de Gallus par Heidelberg connaît des retards. Le Suisse Benpac a fait savoir au dernier moment être dans l'incapacité de finaliser le rachat pour la fin 2020, ainsi qu'il avait été convenu en juillet.

Masterwork, fabricant chinois de machines notamment de découpe, de dorure à chaud et de pliage-collage, a l'intention de prendre une participation de 8,5 % dans Heidelberg. Le constructeur allemand de presses d'imprimerie se réjouit de pouvoir partir à la conquête du marché chinois de l'emballage avec le concours de ce nouvel actionnaire stratégique.