Négociations extrêmement difficiles sur la CCT aux Pays-Bas

16/11/15 à 10:30 - Mise à jour à 11:35

Voilà plus de deux ans que le secteur graphique néerlandais s'est engagé dans des négociations visant à l'adoption d'une nouvelle convention collective de travail. La KVGO, la fédération des employeurs, s'en tient à son offre, déposée en septembre, mais rejetée par les syndicats. Une journée d'action nationale et des arrêts de travail dans les entreprises graphiques ont continué de faire monter la pression.

Négociations extrêmement difficiles sur la CCT aux Pays-Bas

Début 2012, les représentants des travailleurs et des employeurs reconnaissaient pourtant unanimement la nécessité de moderniser la CCT. Ils avaient dès lors pris communément l'initiative de ce que l'on a appelé la " Comfortabele Arbeidsovereenkomst ", laissant place à des aménagements davantage décentralisés au niveau de l'entreprise et à du sur-mesure individuel pour les travailleurs. Fin 2013, il semblait même que l'on puisse effectivement parvenir à un consensus courant 2014, l'année du centenaire de la CCT du secteur graphique national. L'atmosphère s'est toutefois refroidie une fois les propositions mises sur la table : " Le fossé à combler est énorme ", concluaient les deux parties en juillet 2014.

Il a fallu attendre février 2015 pour à nouveau assister à des " discussions constructives ", qui n'ont toutefois pas encore abouti à un accord. Dans son offre ferme du mois de septembre, la KVGO a proposé notamment une augmentation salariale de 1,5 % au 1er janvier 2016 et d'encore 1 % au 1er janvier 2017. Les syndicats avaient toutefois demandé en juillet une revalorisation de 1 % à compter du 1er janvier 2014 et de 1,5 % à partir du 1er janvier 2015.

Des sujets comme les primes et les pensions n'ont, selon le négociateur de la KVGO, Richard van den Berg, " pas encore été du tout à l'ordre du jour des négociations, tout comme de nombreux autres. " Plus rien n'est ressorti des rencontres informelles de ces derniers mois, mais il a annoncé la semaine dernière qu'il comptait malgré tout pouvoir " prendre un café " avec les négociateurs.

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