Agfa entre dans l'impression numérique textile

24/04/17 à 10:33 - Mise à jour à 10:32

Agfa lance au salon Fespa à Hambourg (mai), une première imprimante textile pour le marché de la production de drapeaux et des applications en signalétique souple (visuels de présentation imprimés sur textile pour la publicité intérieure, par exemple). Et elle consomme peu d'encre.

Agfa entre dans l'impression numérique textile

Il s'agit de l'imprimante textile d'impression directe Avinci 3200 d'une largeur de 3,2 mètres. Elle éjecte des encres aqueuses de sublimation sur des matières en polyester. De plus, la consommation d'encre est gérée par des algorithmes intégrés qui optimisent très significativement l'utilisation de l'encre. Les couleurs sur le tissu imprimé sont ensuite fixées sur une calandre externe qui a été conçue avec le fabricant Klieverik. L'imprimante est équipée de têtes jet d'encre de Konica Minolta, atteint une vitesse d'environ 100 m² par heure en mode de production haute qualité et 175 m²/h en mode express. Quelque sept Avinci tournent en ce moment avec succès depuis six mois chez quelques clients sélectionnés, fait savoir Agfa. Le système d'impression six couleurs coûtent entre 120.000 et 130.000 euros. Plus tard, de nouveaux modèles s'ajouteront à la famille d'imprimantes textile. Une imprimante textile indirecte avec papier transfert est notamment en cours de projet. Sur cette imprimante, il sera possible d'imprimer des vêtements en polyester.

Agfa était jusqu'ici encore connu en tant que fabricant de système d'impression à base d'encres durcies aux UV. Ces encres UV sont à Mortsel sur les systèmes d'impression propres à Agfa et pour le compte d'autres fabricants, qui fabriquent notamment des presses d'étiquettes. Un système d'impression à base d'encre aqueuse est une nouveauté chez Agfa. La signalétique souple est un grand marché et représente pour Agfa un accroissement des activités jet d'encre. Pour le fabricant belge, le jet d'encre est un important moteur de croissance afin de ralentir la baisse structurelle du chiffre d'affaires (-6,7 %, 1267 millions d'euros en 2016 par rapport à 1358 millions d'euros en 2015) de l'activité graphique traditionnelle.