"Les débuts furent politiques", lit-on sur le site du musée : "En 1795, l'imprimeur louvaniste Pieter Corbeels (1755-1799) s'enfuit en Campine pour échapper à une arrestation par les Révolutionnaires français. Corbeels, qui fut l'un des commandants de l'insurrection contre-révolutionnaire lors de la Guerre des Paysans, finit par payer ses convictions de sa vie. Son apprenti P.J. Brepols (1778-1845) reprend alors le modeste atelier. (...) Un choix singulier malgré tout parce que ni les hommes de métier ni les machines ne sont présents à l'époque à Turnhout. Les matières premières doivent elles aussi venir d'ailleurs. Brepols est toutefois un entrepreneur infatigable, et son investissement dans l'imprimerie s'avère en fin de compte payant."

"Turnhout est ainsi devenue petit à petit une cité d'imprimeurs à part entière, avec des imprimeries industrielles jusqu'au coeur de la ville. L'exportation mondiale a commencé après 1850, et dès 1870, le secteur graphique était le premier employeur." Le Musée de la Carte à jouer de Turnhout retrace ce riche héritage dans l'exposition "Turnhouts Drukwerk", qui se tiendra jusqu'au 31 août 2019. De quoi découvrir des exemples exceptionnels d'imprimés et de techniques spécifiques illustrant le passé graphique de la ville.