Sequana a été condamnée en février à verser 163 millions d'euros à British American Tobacco (BAT) dans le cadre d'un contentieux relatif à des dividendes payés en 2008 et 2009. Sequana dit aujourd'hui ne pas être en mesure de trouver une solution à ce problème.

Il était déjà devenu évident en janvier que l'entreprise menaçait de s'enliser dans les difficultés financières : ses papeteries tant françaises que britanniques avaient été placées en redressement judiciaire. Sequana assurait vouloir vendre les entreprises, après l'échec d'une première tentative en ce sens à la fin de l'année. Ce projet a finalement abouti fin mars avec deux usines françaises, mais la plus grosse, celle de Bessé-sur-Braye, a malgré tout fait faillite, laissant 570 travailleurs sur le carreau. Au Royaume-Uni, le curateur est toujours en pourparlers avec un potentiel candidat repreneur. Sequana dit également ne plus pouvoir financer les coûts de ces procédures.

La liquidation de Sequana devrait prendre deux ans. Pendant ce temps, le distributeur en papeterie Antalis, détenu à 75 % par Sequana, poursuit son processus de recherche d'une structure actionnariale dans laquelle assurer son avenir.