Tout sur France

L'année 2023 a été une année assez difficile pour le secteur graphique. Le premier semestre s'est déroulé lentement, les entreprises de production et les clients ont été confrontés à l'inflation des coûts salariaux, qui a pesé sur la demande. Le second semestre n'a pas non plus été facile pour le secteur graphique. Dans un contexte économique instable, nous revenons sur l'année 2023 à travers cinq thèmes en mots et en images.

Les crises simultanées du papier, de l'approvisionnement et de l'énergie qui ont marqué 2022 contraignent l'industrie du livre à se réinventer. Avec la baisse des tirages en prime, la transformation s'accompagne d'une remise en question des modes de production, sous le signe de la durabilité.

De plus en plus de petits tirages, avec davantage de variation et un recours accru à l'ennoblissement pour des produits plus complexes, ainsi voit-on évoluer le marché de l'étiquette chez Autajon Labels Belgium. L'entreprise de Wommelgem investit en permanence dans son parc de machines pour tenir son rang international sur le plan de la flexibilité et de la valeur ajoutée. "Tenter de faire la différence sur des produits standard serait peine perdue", tranche Martin van der Wees, directeur général d'Autajon Labels Belgium.

Lecta a pour projet de mettre fin à la production de papier couché deux faces de l'usine de Condat en France pour concentrer son savoir-faire dans la production de papiers spéciaux. La raison invoquée concerne la forte baisse du marché des papiers graphiques. Un projet de réorganisation est en cours.

2022 a été l'année de la relance pour le secteur graphique belge, qui a renoué avec la croissance après deux années de forte contraction. Son chiffre d'affaires total a progressé de 5,57%, à 2,38 milliards d'euros. L'emploi a baissé de 1%, à 8 075 salariés. Mais le nombre d'indépendants en activité principale a crû de 11,48%.

36 334 visiteurs souriants venants de 150 pays, 3 387 exposants satisfaits avec 42 pays représentés, des dizaines de master class et animations à gogo. Ce qui motive un tel engouement, c'est le vin et les spiritueux. Wine Paris - Vinexpo Paris a indéniablement réussi sa quatrième édition.

Les emballages recyclables monomatériaux et biosourcés continuent indéniablement de grignoter des parts de marché. Mais plus notable encore est la tendance croissante à passer du recyclable au réutilisable. Ainsi ressort-il des récents salons internationaux.

Le groupe Fedrigoni a signé deux nouveaux accords stratégiques : un partenariat industriel avec un producteur de papiers spéciaux en Chine et l'acquisition d'un Centre de recherche et de développement en France. Les deux établissements faisaient partie du groupe Arjowiggins, placé en redressement judiciaire en septembre 2022.

Le groupe Fedrigoni poursuit sa stratégie d'expansion mondiale sur le marché des papiers haut de gamme pour les emballages et les étiquettes de luxe. Le papetier basé à Vérone, en Italie, a annoncé son intention d'acquérir la papeterie française de papiers spéciaux Zuber Rieder.

La Belgique est un partenaire commercial important des Pays-Bas, aussi bien pour l'importation d'imprimés qu'à l'export. Le secteur, chez nos voisins du nord, compte à peu près deux fois plus d'employeurs et de salariés, et son chiffre d'affaires est environ une fois et demie ce qu'il est chez nous. L'industrie fait toutefois face aux mêmes défis des deux côtés de la frontière: marché en contraction, flambée des prix du papier, pénurie de personnel et crise énergétique. Les digues de l'industrie graphique aux Pays-Bas sont-elles assez solides pour résister à la tempête parfaite?

Tetra Pak a lancé les tout premiers cartons de boisson à capuchon attaché au monde en collaboration avec des producteurs d'Espagne et d'Allemagne. L'entreprise teste en outre actuellement une couche protectrice à base de fibres, destinée à remplacer le film aluminium. Bref, des raisons en suffisance pour aller jeter un oeil dans les coulisses de ce géant de l'emballage à la pointe de l'innovation.

Elle aussi marquée au fer du coronavirus, 2021 aura a été une nouvelle année de disette pour l'industrie graphique belge. Son chiffre d'affaires a ainsi reculé de 4,34% par rapport à 2020, relève-t-on dans les données Febelgra. Rapporté à 2019, le secteur graphique belge aura ainsi perdu un cinquième de chiffre d'affaires en deux ans.

Trois milliards d'emballages en carton ondulé par an rien que pour DS Smith Packaging France. Une quantité astronomique qui fait de l'impression flexographique un procédé de premier plan pour le groupe britannique DS Smith. Mais face à la demande croissante pour des séries plus courtes et des changements graphiques fréquents, les technologies d'impression numérique deviennent aussi incontournables.

Elle aussi marquée au fer du coronavirus, 2021 aura a été une nouvelle année de disette pour l'industrie graphique belge. Son chiffre d'affaires a ainsi reculé de 4,34 % par rapport à 2020, relève-t-on dans les données Febelgra. Rapporté à 2019, le secteur graphique belge aura ainsi perdu un cinquième de chiffre d'affaires en deux ans.

Bibliofilm d'Evere et Printemat de Sombreffe sont deux distributeurs belges de systèmes numériques d'impression et de finition pour le petit format qui sont aussi actifs en France. Si la structure du marché de l'impression est relativement identique que l'on se trouve en France ou en Belgique, la vente d'équipements, quant à elle, ne s'organise pas de la même manière.

L'entreprise familiale belge de troisième génération Grafische Groep Matthys est un pionnier de la dorure à froid sur presse offset. L'imprimeur conventionnel en a fait son coeur de métier en 2008 afin de compenser le recul de l'impression offset. Depuis, l'entreprise basée à Turnhout a pu asseoir sa position d'acteur incontournable de l'ennoblissement sur les segments de l'emballage de luxe et de l'édition. Le chiffre d'affaires à l'exportation représente 50% de l'activité de l'entreprise.