Début juin, quelque 70 représentants d'entreprises graphiques, hautes écoles et universités, fédérations professionnelles et bureaux de recrutements se sont réunis dans la ville autrichienne de Graz. Luc Bouters, directeur de formations Médias graphiques et numériques à l'Arteveldehogeschool, était des leurs. Ils ont pris part à un atelier dans le cadre du projet " Spriing ", acronyme de " Skills for the Paper and Printing Industries' Next Generation ", lancé à l'initiative de l'association faîtière Intergraf et de la confédération de l'industrie papetière européenne (CEPI).

L'industrie graphique souffre d'une image négative, un peu trop " vieille école ". Les postes vacants sont difficiles à pourvoir car trop peu de personnes qualifiées y réagissent. Les méthodes d'apprentissage sont également éloignées des souhaits des étudiants d'aujourd'hui. Au nom de la Commission européenne, Constanza Veeh (Marché intérieur et Industrie) a en outre pointé le défi consistant à former les jeunes à des métiers qui n'existent pas encore. Le projet Spriing ambitionne de cartographier la problématique et de chercher des solutions et des initiatives susceptibles de bénéficier à l'ensemble du secteur.