La semaine dernière, Arjowiggins, Arjowiggins Papers et Arjowiggins Creative Papers ont déposé une demande de mise en redressement judiciaire. Les filiales concernées exploitent deux usines situées dans la Sarthe et une dans l'Aisne en France qui exploitent ensemble 905 personnes.

" La mise en sauvegarde ou en redressement judiciaire va permettre, sous l'égide des administrateurs judiciaires désignés par le tribunal de Commerce, de soutenir les démarches qui seront entreprises pour trouver des repreneurs pour les différentes activités d'Arjowiggins et préserver les intérêts de ses salariés, clients, fournisseurs et partenaires ", fait savoir Sequana.

Alors que Sequana avait dégagé une marge en 2017, l'année 2018 a été catastrophique pour le papetier en raison d'une hausse vertigineuse du prix de la pâte à papier. Les volumes de papier d'impression connaissent aussi une baisse structurelle depuis dix ans. L'ouverture d'une procédure de sauvegarde en faveur des filiales françaises d'Arjowiggins intervient dans un contexte extrêmement dégradé des conditions de marché et à la suite de l'abandon par le Néerlandais Fineska BV de l'acquisition des activités Graphique et Papiers de création en décembre dernier.

Concernant les filiales à l'international, le groupe analyse avec les dirigeants locaux les différentes options stratégiques afin de minimiser l'impact des procédures françaises, fait savoir Sequana qui emploie 7800 personnes et pèse 2,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Le groupe a réalisé en 2017 14% de ses ventes mondiales avec les activités d'Arjowiggins (562 millions d'euros de CA, 2300 personnes), qui réalise 25% de son chiffre d'affaires en France avec 52% de ses effectifs.