Les journaux britanniques constituent des stocks d'encre et de papier

28/01/19 à 10:09 - Mise à jour à 10:07

Les quotidiens britanniques n'en finissent pas de remplir leurs pages avec les multiples développements autour du Brexit. Pour être certains de pouvoir continuer au-delà de la date butoir du 29 mars, leurs éditeurs constituent des stocks supplémentaires d'encre et de papier.

Les journaux britanniques constituent des stocks d'encre et de papier

La CPI, la confédération de l'industrie papetière britannique, se dit préoccupée quant à la possibilité de ralentissements dans les importations de papier et de matières premières en cas de sortie de l'UE sans accord. Andrew Large, président de la CPI, a déclaré à l'agence de presse Bloomberg que certaines entreprises s'efforcent de constituer des réserves de papier pour au moins un mois. Les éditeurs de Grande-Bretagne sont en effet très dépendants des importations de papier, selon Bloomberg : 82 % du papier nécessaire à l'impression des livres et journaux proviennent d'outre-mer, dont les deux tiers de pays de l'Union européenne.

La British Coatings Federation, qui représente notamment l'industrie des encres d'imprimerie, a mis elle aussi ses membres en garde contre l'éventualité d'un " no deal ". Non seulement les approvisionnements en supports d'impression et en matières premières sont menacés, mais il en va également de même des exportations vers l'Europe, avec des " millions de pertes " possibles à la clef.